jeudi 15 septembre 2016

Déficit pluviométrique: il ne manquait plus que la mouche...

La situation hydro-météorologique du département est marquée, depuis le début de l'année, par un déficit pluviométrique.


Ça fait bien longtemps que je n’ai pas parlé des oliviers, c’est vrai, mais le temps manque, le temps manque…

Mais là, il le fallait. Après une année passée très très bonne, voici celle-ci désastreuse encore une fois : Sécheresse terrible et on nous annonce l’arrivée de la mouche :/


Sécheresse, le sol se fendille un peu partout sur le terrain où l’herbe, après avoir ri jaune, rend l’âme…Les feuilles des arbres se recroquevillent, 







les fruits (quand il y a en a, c’est-à-dire un arbre sur 10) sont minuscules.


















Arrosez ! Arrosez ! dit une productrice (cf. l’article) les arbres souffrent !! avant, avant on irriguait, on détournait l’eau du canal pour inonder les terres !!! Oui mais c’était avant, l’eau ne coûtait rien. Maintenant, un particulier ne peut plus se permettre d’inonder son terrain, mais elle a raison il faudrait.


N’arrosez pas ! N’arrosez pas ! dit la Préfecture des Bouches-Du-Rhône ! Les niveaux vont être au plus bas et nous risquons la pénurie, oui n’arrosez pas ou peu, elle a raison, il faudrait.

Donc ? Eh bien assoyons-nous sur la clôture. Ou, mieux dit (expression moins douloureuse) ménageons la chèvre et le chou et arrosons ici et là avec un Italien et un Arménien: avec parcimonie et à bon escient…


Pour la mouche de l’olivier, ce n’est pas terrible non plus. Il y en a un moulon dans tout le bassin méditerranéen. Pour l’instant, elles n’ont pas franchi mon grillage…














J’ai vu que l’on pouvait fabriquer des pièges à mouches : je vais me pencher sur la littérature et je vous reparlerais plus tard.






à + !

jeudi 8 septembre 2016

Mon ventre vous parle de Syracuse, il blu del tonno,

mia pancia si parla di Siracusa, si. Il tonno del Blu

J'ai une petite expérience de la restauration italienne, mais une expérience tout de même. Et si, comme en France, on trouve de tout: du bon, et du moins bon, il se trouve que quelquefois, on s'assoit au hasard et là on se régale.

On se régale d'abord par la conversation sympathique du personnel (la famille, je pense) en toute simplicité (mais là mon ventre n'est pas concerné car comme dit le dicton "ventre affamé, n'a pas d'oreille" et je rajouterais "même plein, il s'en fout..."
Mais je m'égare.


C'est donc dans Syracuse  et plus précisément au bout de l'île d'Ortigia que cela m'est arrivé. 
Un établissement tout simple, loin de tous les autres aux allures trop "touristiques" à deux pas de la mer, assez en retrait pour éviter le bruit des scooters et voitures, et enfin à l'ombre : Il Blu.

Les deux seuls déjeuners possible pendant mon travail ont été pour ce petit restaurant.

Une entrée avec ricotta en veux-tu, en voilà bien fraiche.                                                                                                                                                                                                                                                                                                      que j'ai repris la deuxième fois.
Un filet de thon sur lit de figues confites, 
sauce pistache, la première fois.
Et sur le conseil du Chef, la 2ème fois




Thon blanc grillé sur lit de pèches confites, sauce chocolat.

Les deux fois pour un prix trés modique ! dans les 25 €, boisson comprise: comment voulez-vous ne pas recommander une telle adresse ? 

Si vous étes par là : ALLEZ-Y !





A + !

jeudi 1 septembre 2016

De passage à ORTIGIA



De passage à Syracuse, où le travail s’est bâfré de tout mon temps et donc, visite assez courte, alors je vous préviens hein ce sera bref pour vous aussi…juste une traversée au hasard des ruelles.

De cette ville Sicilienne, le plus ancien quartier, le plus beau quartier, si beau qu’on l’appelait le Port de Marbre, le plus soigné et aussi le plus touristique est Ortigia. Du quartier de Néapolis, juste en face du parc archéologique, (là où fut la tombe d’Archimède) est mon hôtel : soit une marche d’une demi-heure d’Ortigia. 

Ortigia est une île séparée par un large canal, il faut donc franchir un des ponts pour y accéder. On arrive très vite sur la place Archimède, rafraichie par la fontaine Artémis. Autour déjà des somptueux palais, tel le pallazo dell’Orologio .


Plus loin, on peut voir les ruines du Temple d’Apollon, temple dorique dont les colonnes faisaient 2 m de large et 8 de haut.









Choisissant une ruelle à l’ombre, je tombe vite sur la piazza del Duomo, là où se trouve la Cathédrale, vous trouverez beaucoup de belles photos partout de cet édifice, je vous en donne juste quelques détails qui m’ont plu. 




Autour encore de très jolis palais. 

Et une très belle église, celle de Santa Lucia.



Les ruelles sont plus belles les unes que les autres, certaines restées dans leur cachet vieillissant et d’autres, bien entretenues avec des décors de très bon goût. 







De temps à autres une église, ovviamente ! ici l’intérieur de l’église St Martin, une des premières églises à Syracuse dont l’altération rend la datation exacte douteuse. Les caractéristiques architecturales l’identifient comme une basilique paléochrétienne probablement construit au VIème siècle après Jésus-Christ et reconstruit au XIVe siècle, avec le portail d'entrée qui est daté de 1338, pointu, évasé, modulé par une bande de fines colonnes terminées par des chapiteaux élégants et fluides décorés de motifs floraux; tout désigne un produit clair et exquis de l'art aragonais-catalan. 




Au-dessus de la porte un décor floral (rose), reconstruite en 1915 à la place de l'original dont il ne restait que des traces, à l'imitation de celle de la basilique de San Marziano, identifié par la tradition comme la cathédrale de l'église de Syracuse. L'intérieur a trois nefs, séparées par des arcs soutenus par des piliers avec une section rectangulaire, avec une abside semi-circulaire centrale qui conserve la structure originale. Plafond en bois avec poutres apparentes datant du XVe siècle. Un retable d'une valeur considérable, première moitié du XVe siècle, œuvre inconnue ( ?), appelée «Master of St. Martin. (Si le coeur vous en dit + ICI)














Et voici la Trinacria !! dont j’avais ramené un superbe exemple en faience bleue à la maison et que ma moitié s’est précipité pour la refourguer au premier venu dans un vide-grenier…





Mais qu’est-ce que c’est la Trinacria ?  






Le blog du Dr Aly explique très bien les symboles :


Trinacria ou Trinakria (Trinacrie en Français) :

Mot grec signifiant " trois pointe "
Trinacria est l'ancien nom de la Sicile donné par les Grecs au IIIe siècle av. J.-C. en raison de sa forme triangulaire avec ses trois caps (les actuels Peloro, Passero et Lilibero).
La mosaïque présentée au début de cette collection fut trouvée dans les ruines de la ville de Tindari, sur le côté nord de la Sicile (ville fondée par Dionysos 1er vers 396 av. J.-C.) ; sur cette mosaïque figure la trinacria, elle est composé d'une tête de femme, c'est la Méduse, une des trois sœurs Gorgones ; ces cheveux sont remplacés par des serpents et par son regard, elle pétrifie tout être vivant. De la tête de la Méduse de la Trinacria sortent trois membres inférieurs de forme humaine, leur position en mi-flexion donne l'impression de mouvement. On peut observer aussi que du pôle inférieur de la tête de la Méduse se dégagent trois épis de blé.


Les épis de blé font allusion à la présence d'importante activité agricole sur l'île depuis l'Antiquité et en particulier, la culture

de blé, car les Grecs et surtout les Romains déboisèrent une grande partie de la Sicile pour la transformer en champs de blé. 
Elee est aussi au centre du drapeau Sicilien, qui est composé de 2 couleurs:le jaune pour Palerme, la capitale et le rouge pour Corléone, où débuta des révoltes sanglantes des Vêpres Siciliennes contre les Français en 1282.



Ensuite, l’ancien quartier juif, bien restauré, ici les bains.





Et d'autres entrées pleines de promesses de découvertes ...


Et puis au bout, au bord de la mer : la fontaine d’Aréthuse. 
Surprise ! de l’eau douce juste là, à côté de l’eau salée ! 
Et pourquoi donc ? voilà : Aréthuse, nymphe du cortège d’Artémis, pataugeant dans les eaux de l’Alphée fit disjoncter le cœur du dieu du fleuve qui la poursuivit de ses assiduités. Mais pas à son goût, plus il la pourchassait, et plus elle fuyait, disparaissant sous terre. Elle s’enfuit ainsi jusqu’en Sicile où elle implora le secours d’Artémis qui, après avoir tenté de la cacher dans un nuage, la changea en fontaine. Mais le dieu, follement épris, n’abandonna pas, et nul ne sait si le fleuve persévérant est parvenu ou non à mêler ses eaux aux siennes

A + !